C’était mon premier semestre (merde!)

Rien à ajouter

LEXTERNE

Nous étions au mois de mars. Le plus dur était fait. Quatre mois sur six. Ce stage aux Urgences aurait donc une fin? En décembre, j’étais prête à tout lâcher. Plus de force. Plus rien. Tout noir. L’enchaînement des gardes sans dormir combiné au stress de devoir tout faire vite tout en étant complètement débutante… J’était vidée. Plus de jus. La fin avril me paraissait trop lointaine: j’allais y laisser ma peau. Puis quelques jours de vacances m’ont remise sur pied. Dormir, manger, vivre un peu. Je pouvais le faire. Et voilà, nous étions déjà au mois de mars: j’allais le faire. Arriver jusqu’au 1er mai, à la fin de ce premier semestre en tant qu’interne, à travailler comme médecin pour la première fois, dans un service d’Urgences.

Et là… Patatras. L’OMS utilise les gros mots: « c’est une pandémie! ». L’ARS nous parle: « vous restez à votre poste jusqu’en juin, ou…

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