Poussez-pas !

La poussette est une espèce invasive particulièrement présente dans les bus parisiens de la ligne 31. D’aspect massif, dotée d’un nombre incalculable de roues, cette forteresse ambulante écrase tout sur son passage. Elle aime les heures de pointe et les jours de pluie. Plutôt grégaire, elle recherche la présence de ses congénères. On y a parfois constaté la présence d’enfants, mais c’est totalement anecdotique.

Carton plainte

Il se passe parfois des choses étranges dans les rues du 18ème arrondissement. L’autre soir, rue Simart, rentrant de promenade avec ma chienne Vava, j’ai entendu une petite voix qui me disait : « M’sieu, m’sieu, emmenez-moi ! Je suis seul à crever et je sais où vous êtes. J’arrive attendez moi nous allons nous connaître. Préparez votre temps, pour vous j’ai tout le mien ». Je me suis arrêté un instant, prêt à répondre à cette requête incongrue. Heureusement, ma chienne est intervenue pour me rappeler que les cartons ne parlaient pas.

L’en nuit

Francis l’albertosaurus s’ennuie tout seul dans son marais. Parfois, tard dans la soirée, il quitte son marigot pour arpenter les rues de Paris, à la recherche d’une proie facile. Un chien, un chat, un enfant, peu importe, c’est moins la faim qui l’attire que le plaisir de la déambulation. Tout cela pour dire que les rues de la capitale ne sont pas toujours sûres la nuit.

Ailevage

La culture du pigeon en pot est un art ancestral pratiqué avec amour par les vénitiens. L’oiseau est devenu l’animal fétiche de la cité, bien plus que le lion avec un bouquin dont on ne sait même pas ce qui est écrit dedans. Au printemps, lorsque le pigeon arrive à maturité, il prend son envol et part retrouver ses congénères qui peuplent la place Saint-Marc, pour le plus grand bonheur des visiteurs passionnés de nature.

La légende des enfants-garous

Dans cette région de plateaux austères, certaines nuits, les gamins se transforment en créatures rouges et gigantesques. Tels de sanguinaires Monsieur Biscuit, ces enfants-garous errent à travers le Causse à la recherche de touristes innocents, pour se nourrir de leur chair. On raconte que cette mutation aurait été provoquée par une exposition des écoliers à de trop nombreuses réformes scolaires. Alors, amis de Nantes, de Paris ou d’ailleurs, si vous croisez ces étranges silhouettes, surtout ne vous arrêtez pas.